La céphalée ou mal de tête est un symptôme très fréquent que nous avons tous connu au moins une fois. Parfois, le mal de tête apparaît en même temps que la douleur cervicale et mes patients me consultent à ce sujet, ils associent eux-mêmes une douleur à l’autre mais, ont-ils toujours un lien entre eux ? Ont-ils une cause commune ou s’agit-il de deux douleurs différentes ? Eh bien, parfois oui et parfois non…
Le facteur toujours associé à la fois à la céphalée et à la douleur cervicale et qui accentue leurs épisodes est le STRESS.
Je vais distinguer ci-dessous trois types fréquents de maux de tête. Je tiens à préciser que cette description est générique et ne constitue pas un diagnostic définitif, ni ne remplace la consultation chez le neurologue :
- Céphalée de tension : elle se caractérise par une douleur oppressive (comme si l’on vous pressait) des deux côtés de la tête et qui peut irradier vers la nuque et les épaules. Elle est fortement associée au stress, à l’excès de travail, aux états d’anxiété, aux mauvaises habitudes de vie et à un repos nocturne inadéquat. Il s’agit généralement d’une douleur qui, bien que gênante, permet de réaliser les activités quotidiennes et s’améliore avec du paracétamol ou de l’ibuprofène et du repos.
- Migraine : la douleur va généralement de la partie antérieure du crâne à la partie postérieure, elle est souvent pulsatile et d’un seul côté du crâne (bien qu’elle puisse changer de côté), et peut s’accompagner de symptômes tels que nausées, gêne à la lumière et au bruit. La migraine interfère fortement avec les activités de l’individu et peut être très invalidante. La douleur au cou peut être un prodrome (annoncer la crise de migraine), peut apparaître pendant la crise ou après.
- Céphalée cervicogénique : il s’agit d’une douleur dans la zone postérieure du cou et du crâne, provenant des premières vertèbres cervicales. Son origine est l’inflammation des structures du cou (ligaments, muscles, articulations zygapophysaires), elle apparaît de manière fixe d’un côté du crâne et irradie généralement de la zone postérieure vers la zone antérieure. Le mal de tête s’accompagne d’une diminution de la mobilité cervicale et s’aggrave parfois avec certains mouvements du cou.
Le diagnostic de céphalée cervicogénique, comme nous l’avons mentionné pour les vertiges cervicogéniques, est un diagnostic d’exclusion, c’est-à-dire qu’il faut d’abord écarter d’autres causes de maux de tête lors d’une consultation chez le spécialiste qui, dans ce cas, est le neurologue. De plus, pour que le mal de tête soit considéré comme d’origine cervicale, il doit apparaître en même temps que la douleur au cou.
TRAITEMENT DE LA CÉPHALÉE CERVICOGÉNIQUE
Une fois écartée l’existence d’une compression neurologique ou d’une instabilité cervicale, ou d’une lésion cervicale importante comme cause, le traitement est généralement conservateur avec :
- Massages
- Compresses froides
- Exercices de correction posturale du cou
- TENS
- Anti-inflammatoires
Si la douleur ne répond pas à ce qui précède, des techniques MIS pratiquons-nous peuvent être réalisées, telles que des blocages facettaires et des blocages du nerf occipital, et dans les cas récidivants, une radiofréquence facettaire cervicale.
Je vous laisse une vidéo avec trois exercices simples pour corriger la posture cervicale :
Occipital neuralgia and cervicogenic headache: diagnosis and management. Current neurology and neuroscience report ( 2019)